Racheter des parts, reprendre et rénover un cabinet, acheter un local et du matériel, embaucher du personnel… Lancer son activité de chirurgie dentaire peut coûter cher. Alors, vous êtes nombreux à vous poser la question :
« De quelles aides puis-je bénéficier pour mon installation ? »
A l’Union Régionale, nous nous sommes penchés sur cette question, et nous vous restituons nos recherches sur cette page.
Notez que celle-ci vaut « pour information » seulement. Il ne fait que centraliser des informations en vigueur selon toute vraisemblance au moment de sa mise en ligne, et ne constitue en rien un accompagnement technique ou juridique dans vos démarches à l’égard des administrations. Ces démarches vous engagent en votre seul nom, et l’URPS ne pourrait être tenue responsable de celles-ci. L’URPS n’est ni un cabinet d’expertise comptable, ni d’expertise juridique.
Elles existent sous 3 formes :
Ensuite, les aides ont un caractère :
Plusieurs administrations peuvent potentiellement octroyer des aides : ARS, Conseil Régional / Départemental, intercommunalités, mairies, Assurance Maladie, Service des Impôts, URSSAF, etc.
Et surtout, toute aide repose sur des conditions d’éligibilité, au-delà du caractère géographique : mode d’exercice, structure, activité économique réelle, etc.
Sur cette page, nous vous listons les dispositifs dont les chirurgiens-dentistes peuvent le plus fréquemment bénéficier.
Une subvention est une aide financière attribuée à titre non remboursable par une personne publique (État, collectivité territoriale, établissement public) ou par un organisme privé reconnu d’intérêt général (fondation, association), à un bénéficiaire, en vue de soutenir une action, un projet ou une activité présentant un caractère d’intérêt général.
Parmi les aides qui existent, certains d’entre vous connaissent déjà les contrats incitatifs de l’Assurance Maladie, que sont le CAICD (contrat d’aide à l’installation du chirurgien-dentiste) et le CAMCD (contrat d’aide au maintien du chirurgien-dentiste). Pour y être éligible, vous devez être chirurgien-dentiste conventionné, mais surtout, être installé dans une zone de la catégorie « très sous-dotée » en professionnels.
En Bourgogne Franche-Comté, ces zones apparaissent en rouge sur la carte ci-contre. Les zones d’autres couleurs ne sont pas éligibles.
NB : les 2 contrats sont cumulables, mais pas en même temps. Vous pouvez d’abord bénéficier du CAICD, puis du CAMCD.
Il est possible de consulter le module de cartographique de l’URPS pour vérifier les zones éligibles, et vérifier les informations et conditions d’éligibilité sur le site de l’Assurance Maladie.
Certaines intercommunalités, ou établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), mettent en place des subventions afin d’encourager l’installation de professionnels de santé sur leur territoire. Ces dispositifs s’inscrivent dans le cadre des politiques locales de développement territorial.
Leurs modalités de publicité varient très fortement.
En effet, les informations relatives à ces aides sont souvent accessibles sur les sites officiels des communes, communautés de communes, ou communautés d’agglomération, mais pas systématiquement.
Dans la perspective d’une installation, il est donc toujours recommandé de contacter votre mairie ou EPCI de rattachement. Vous pourriez avoir droit à une aide sans le savoir.
Le mot d’ordre ici est : « osez ».
Pour les communes et intercommunalités, l’expérience a souvent montré que du médecin au chirurgien-dentiste, il n’y a qu’un pas. Un EPCI proposant une aide à l’installation pour les médecins n’exclut pas la possibilité qu’un chirurgien-dentiste en bénéficie. Dans le doute, demandez.
Pour savoir de quel EPCI relève un territoire visé, rendez-vous sur la cartographie de l’URPS.
Une exonération constitue une dispense légale du paiement d’un impôt, d’une taxe ou d’une cotisation sociale normalement exigible. Il s’agit d’un avantage fiscal ou social accordé, sous certaines conditions, à des personnes physiques ou morales, dans le but d’alléger temporairement leurs charges.
Au titre du Zonage « France Ruralités Revitalisation » (ZFRR), il est possible de bénéficier TEMPORAIREMENT :
Le Zonage France Ruralités Revitalisation (ZFRR) est un dispositif entré en vigueur le 1er juillet 2024, visant à soutenir les territoires ruraux identifiés comme fragiles. Ce nouveau zonage remplace et intègre l’ancien dispositif des Zones de Revitalisation Rurale (ZRR).
Deux catégories de zones ont été établies : ZFRR et ZFRR+. Cette dernière s’applique aux territoires les plus vulnérables et bénéficie de conditions d’éligibilité assouplies.
Ce zonage ouvre droit à des avantages fiscaux destinés à encourager la création et le développement d’activités économiques sur les territoires concernés.
L’exonération concerne l’impôt sur le revenu ou sur les bénéfices, selon le régime fiscal dont vous dépendrez.
Au regard des honoraires annuels moyens d’un chirurgien-dentiste, cette exonération a un énorme potentiel en termes d’économies réalisées. En particulier dans le cas d’une Entreprise Individuelle (EI). C’est aussi la raison pour laquelle le fisc examinera votre situation avec vigilance.
L’appui de votre comptable vis-à-vis des démarches pour bénéficier de cette exonération sera indispensable.
Il y a 3 cas de figure, selon le niveau de rémunération horaire du salarié :
L’exonération vaut pour 12 mois à compter de la date d’embauche.
Les chirurgiens-dentistes peuvent bénéficier d’une exonération temporaire de charges patronales au titre des travailleurs qu’ils emploient, et dans la mesure où l’embauche vise à accroitre l’effectif du cabinet.
Notez que les cotisations d’assurance chômage, de retraite complémentaire, les cotisations salariales, CSG, CRDS, restent dues.
Source : URSSAF.
Modalités d’application :
Notes :
Modalités d’application :
Cas d’exclusion :
Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) sont situés en territoire urbain. Ils sont caractérisés par les éléments suivants :
Vous pouvez accéder à la cartographie des QPV à ce lien pour connaitre les territoires éligibles.
Les entreprises qui s’installent dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) peuvent bénéficier d’allégements fiscaux :
L’exonération d’impôt sur les bénéfices s’applique sur le revenu ou sur les sociétés, selon le régime fiscal dont vous dépendrez.
La défiscalisation est toujours « la cerise sur le gateau », pas « le gateau ».
Fonder sa décision d’installation uniquement vis-à-vis de la possibilité de défiscaliser est une mauvaise idée.
Une stratégie d’installation reposant excessivement sur la défiscalisation, ou même sur les aides à l’installation de manière générale, ne tient pas sur le long terme. Un projet d’installation doit avoir une réalité économique véritable.
Tout stratagème visant à profiter d’avantage fiscaux et sociaux, sans intention de pérennité de l’exercice ou sans activité économique réelle, est activement poursuivi par les pouvoirs publics (Service des Impôts, URSSAF). Vous veillerez donc à vous écarter systématiquement de toute suspicion d’abus de droit fiscal ou d’abus de droit social.
Selon l’article L64 du livre des procédures fiscales :
« Sont constitutifs d’un abus de droit (et peuvent donc être déclarés inopposables à l’administration fiscale) les actes qui ont un caractère fictif ou qui, recherchant le bénéfice d’une application littérale des textes ou des décisions à l’encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, n’ont pu être inspirés par aucun autre motif que celui d’éluder ou d’atténuer les charges fiscales que l’intéressé, s’il n’avait pas passé ou réalisé ces actes, aurait normalement supportées, eu égard à sa situation ou à ses activités réelles. »
En somme, l’administration fiscale dispose de la possibilité d’écarter les manœuvres juridiques dont l’objectif principal ou déterminant consiste à atténuer ou éluder la charge fiscale.
Selon article L243-7-2 du Code de la sécurité sociale :
« Afin d’en restituer le véritable caractère, les organismes mentionnés aux articles L. 213-1 et L. 752-1 sont en droit d’écarter, comme ne leur étant pas opposables, les actes constitutifs d’un abus de droit, soit que ces actes aient un caractère fictif, soit que, recherchant le bénéfice d’une application littérale des textes à l’encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, ils n’aient pu être inspirés par aucun autre motif que celui d’éluder ou d’atténuer les contributions et cotisations sociales d’origine légale ou conventionnelle auxquelles le cotisant est tenu au titre de la législation sociale ou que le cotisant, s’il n’avait pas passé ces actes, aurait normalement supportées, eu égard à sa situation ou à ses activités réelles. »
En somme, l’URSSAF dispose de la possibilité d’écarter les manœuvres juridiques dont l’objectif principal ou déterminant consiste à échapper au paiement des cotisations ou diminuer leur montant.
Ne tentez JAMAIS de conduire votre activité de l’une des façons suivantes :
Ces manoeuvres pourraient vous coûter cher, que ce soit en contentieux ou en réclammation des sommes dues.
Le Service des Impôts et l’URSSAF ne sont pas dupes. L’Assurance Maladie non plus.
Un rescrit, ou même une confirmation écrite simple des administrations, sont un gage de sécurité. Vous avez le droit d’interroger l’administration pour aprécier votre situation au regard des textes. Cela vous permet ainsi de confirmer si vous êtes éligible aux diverses exonérations, dans les conditions telles que vous les décrivez, sous réserve de l’exactitude des informations renseignées et de la sincérité de celles-ci.
Toute aide à l’installation n’est pas forcément financière.
Pour parler simplement, les aides en nature reviennent à développer votre réseau, et profiter des synergies locales.
Vous pouvez être aidé(e) sous diverses formes :
Ces aides relèvent de politiques locales spécifiques et varient selon les territoires. Il est donc fortement recommandé de prendre contact directement avec les acteurs concernés pour identifier les dispositifs disponibles et les modalités d’accès.
Ces acteurs peuvent être :